Une bonne alimentation participe à notre bon état de santé et nous procure du plaisir.

 

Les raisons de manger des produits biologiquessont diverses. Mais favoriser une alimentation bio et locale est une aussi une manière de se réapproprier cet acte vital : manger.

 

En matière de circuits de distribution on distingue :

 

  • Le circuit court avec au maximum un intermédiaire entre le producteur et le consommateur, par exemple : Vente directe à la ferme, panier, AMAP, magasin approvisionné directement par l’agriculteur…
  • Le circuit long avec plus d’un intermédiaire entre le producteur et le consommateur par exemple : magasin approvisionné par un grossiste, marché approvisionné par un grossiste, commerce type boulangerie, boucher…
  • Le circuit de proximité (ou locaux) peut être long ou court. Il est défini par la proximité, généralement moins de 70km*, entre le producteur et le consommateur. (* la distance est plus grande pour une grande métropole urbaine telle Paris)

 

Les consommateurs affichent aujourd’hui une volonté de consommer des produits bio et locaux. Où pourront-t-ils les trouver ?

 

Selon les chiffres de l’Agence Bio, environ 95% du chiffres d’affaires en bio est lié à la consommation des ménages, et 5% à la restauration partagée en restauration commerciale et restauration collective.

 

En matière d’achat des ménages la confiance accordée aux circuits de distribution est un des critères qui conditionne le choix de son lieu d’achat. Les informations sur les produits, les relations avec le vendeur, la transparence sur les lieux de production, sur les filières équitables ou non, …, ne sont pas les mêmes en grande surface, en magasins spécialisés ou sur le marché. A chacun de faire son choix en toute responsabilité selon ses priorités.

 

En matière de restauration collective la nouvelle loi sur l’agriculture préconise 50% de produits locaux dont 20% de bio:

 

Qualité de l'approvisionnement
Au plus tard le 1er janvier 2022, la moitié des produits (en valeur) servis devront répondre à un ou plusieurs critères de qualité, 20% devront être issus de l'agriculture biologique ou d'exploitations en conversion.

- A partir de 2020, les usagers devront être informés de la part de produits de qualité entrant dans la composition des repas et des démarches entreprises pour développer l'acquisition de produits issus du commerce équitable.

Diversification des sources de protéines
- les gestionnaires des restaurants collectifs servant plus de deux cents couverts par jour en moyenne devront établir un plan pluriannuel de diversification des apports en protéines (légumineuses…).

- A titre expérimental, un menu végétarien devra être proposé au moins une fois par semaine dans la restauration collective scolaire. Cette expérimentation sera lancée un an après la promulgation de la loi, pour une durée de deux ans.

Suivi d'application de la loi 
- Des comités régionaux pour l'alimentation seront créés. Ces instances de concertation plancheront notamment sur l'approvisionnement de la restauration collective pour faciliter l'atteinte des seuils fixés dans le projet de loi. Le gouvernement mettra également en place, d'ici un an, des outils d'aide à la décision, à la structuration des filières d'approvisionnement sur les territoires, à la formulation des marchés publics et à la formation des personnels concernés, nécessaires à l'atteinte de ces seuils.


Pour en savoir plus

 

Intégrer ou augmenter la part de produits bio et locaux dans la restauration collective en respectant les saisons permet de:

 

Respecter les enjeux de santé publique : lutte contre l’obésité, suppression des OGM et des additifs dans l’alimentation ...

Favoriser les acteurs locaux, notamment les producteurs respectant le  cahier des charges de l’agriculture biologique, garant du  respect  de l’environnement, des conditions de vie, et du bien être des animaux domestiques.

Introduire une alimentation riche en goût en respectant les équilibres alimentaires

Favoriser une alimentation moins riche en viande tout en respectant le PNNS * et le GEMRCN* par l’introduction de légumineuses et de plats végétariens.

Maitriser les budgets tout en gardant une qualité supérieure.

Lutter contre le gaspillage alimentaire en impliquant les convives.

 

* PNNS: programme national nutrition santé

* GEMRCN: Groupement d'Etude des Marchés en Restauration Collective et de Nutrition

 

Cuisiner plus de produits bio c’est réellement redonner du sens à la mission qui est donnée aux professionnels en charge de nourrir les citoyennes et les citoyens, jeunes et moins jeunes.

 

C’est aussi redonner de l’autonomie aux cuisiniers  en les aidant à se réapproprier leur métier grâce au fait maison et à la maîtrise des coûts.

 

Le réseau Bio Centre-Val de Loire a mis en place une stratégie régionale pour développer l’alimentation bio en région Centre-Val de Loire.

 

Elle se décline en deux axes :

 

La sensibilisation du public au travers de sa participation active à des évènements majeurs et nationaux que sont :

Le Printemps bio (porté par l’Agence bio pendant la première quinzaine de juin)

Manger bio et local c’est idéal (porté par la FNAB pendant la deuxième quinzaine de septembre)

 

la sensibilisation et l’accompagnement des établissements de restauration collective. La stratégie du réseau Bio Centre venant en appui de celle du Conseil régional.

 

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Ils témoignent

  •    "Pour la fabrication de nos pâtes, nous utilisons un savoir faire traditionnel"

  •    “Dans la famille, l’agriculture biologique est devenue un mode de vie, presque une philosophie.”  

  •    "Il faut être cohérent : quand on est convaincu par le bio comme je le suis, on a envie que ce soit à la portée de tous."

  •    "Ce qui me pousse ? L’envie d’être un bon technicien, et de chercher à faire toujours mieux tout en respectant la terre !"

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