Le Mémento Bio 2025 du Centre-Val de Loire est disponible ! (re)Découvrez ce précieux outil pour les professionnels de la filière bio régionale et les institutionnels.

 

 

Une année agricole bousculée par les excès climatiques

Après une sécheresse marquante en 2022-2023, la campagne 2023-2024 a plongé les exploitations agricoles biologiques du Centre-Val de Loire dans l’extrême inverse. Les pluies abondantes et répétées ont fortement perturbé les calendriers de travail. Semis retardés, récoltes compliquées, désherbage parfois impossible : les fenêtres d’intervention se sont rétrécies, mettant à l’épreuve l’organisation des fermes.

Les filières d’élevage n’ont pas été épargnées. L’accès tardif aux prairies, trop humides, a pesé sur l’alimentation des troupeaux. La récolte de foin s’est révélée insuffisante et sa conservation délicate, fragilisant les équilibres fourragers dans de nombreuses exploitations.

 

Une agriculture bio confrontée à des tensions structurelles

Ces aléas climatiques s’ajoutent à des défis de fond que partage l’ensemble du monde agricole : renouvellement des générations, pénurie de main-d’œuvre qualifiée, pression sanitaire, accès à l’eau et question centrale de la rémunération. Pour les filières biologiques, la situation est encore complexifiée par une conjoncture défavorable.

La baisse de la demande observée ces dernières années a entraîné un manque de débouchés, un ralentissement des conversions vers le bio et des arrêts de certification, voire d’activité. En 2024, la région compte 1 975 exploitations engagées en agriculture biologique, représentant environ 10 % des exploitations agricoles, pour 106 546 hectares, soit 4,5 % de la surface agricole régionale.

 

Une reprise de la consommation encore incomplète

Un signal positif émerge toutefois. En 2024, la consommation de produits issus de l’agriculture biologique repart à la hausse dans la majorité des circuits de distribution. Seule exception notable : la grande distribution, où les ventes continuent de reculer.

Malgré ce redémarrage, les prix d’achat au producteur restent, dans la plupart des filières, en dessous de leur niveau d’avant-crise. Cette situation maintient une pression économique forte sur les exploitations, freinant les capacités d’investissement et de projection à moyen terme.

 

Le Mémento Bio, un outil pour éclairer les décisions

Dans ce contexte contrasté, l’Observatoire régional de l’agriculture biologique (ORAB) joue un rôle central. Créé en 2021 par la DRAAF, Bio Centre et la Chambre régionale d’agriculture, il s’appuie sur les données de l’Agence Bio pour offrir une lecture objectivée des dynamiques territoriales.

Fruit d’un important travail de fiabilisation, le **Mémento Bio 2025** propose une synthèse détaillée, filière par filière, de l’amont à l’aval : surfaces, productions végétales et animales, structures d’exploitation, emploi agricole et entreprises de transformation et de distribution. Il s’adresse aux producteurs, aux structures de conseil, aux acteurs des filières et aux décideurs publics.

 

Maintenir le cap dans un paysage incertain

Face à un climat instable et à une conjoncture économique encore fragile, les membres de l’ORAB restent mobilisés pour identifier les besoins prioritaires des filières biologiques régionales. L’objectif est clair : accompagner les exploitations, sécuriser les débouchés et construire des solutions durables pour assurer la pérennité et le développement de l’agriculture biologique en Centre-Val de Loire.

Dans un paysage agricole chahuté, le bio avance ainsi sur une ligne de crête, entre résilience, adaptation et espoir mesuré d’un retour à l’équilibre.

 

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