9 janvier 2019 à Paris – Colloque professionnel FNAB : Quels plants pour la viticulture biologique ?

Suite aux évolutions réglementaires et à la volonté de plus de cohérence dans la filière biologique, tous les plants des cultures pérennes en AB – plants viticoles, d’arbres fruitiers et de plantes aromatiques et médicinales (PPAM) – devront être cultivés à l’horizon 2035 selon le cahier des charges biologique. Les dérogations pour l’usage de plants non bio ne seront donc plus possibles. C’est ce qu’a décidé l’INAO en 2017, qui s’est aussi penché sur la définition d’un plant bio.

 

Cette décision fait écho au souhait de certains producteurs, engagés dans la bio et conscients des risques liés aux produits chimiques de synthèse, de rechercher une cohérence de leur système, notamment pour la fourniture de plants.

Néanmoins, dans la filière viticole, la pépinière est soumise à des traitements obligatoires et à une certification par FranceAgriMer afin de proposer des plants indemnes de maladies de quarantaine ou de viroses (dont la flavescence dorée). Certains traitements sont actuellement non compatibles avec le cahier des charges bio alors que d’autres, comme le chauffage des plants pourraient l’être. Certains portes-greffes étant des porteurs sains du phytoplasme de la flavescence dorée, ces problématiques sont d’une grande importance pour le devenir de la filière viticole. Des réflexions avec les organismes de gestion de la filière sont en cours pour valider un protocole dérogatoire adapté à la bio et permettre, la production de plants viticoles certifiés bio.

 

Qu’en pensent les vignerons bio ? Quelles définitions et qualités de plants recherchées en bio ? Quelles sont les attentes des vignerons bio et des pépiniéristes ? Quelle faisabilité technique et quels prix pour des plants bio ? Comment structurer et faciliter l’émergence de ce marché ? Autant de questions à débattre pour le développement concerté des filières bio.

« Nous avons besoin d’être cohérents et d’avancer dans notre filière. Dans d’autres pays, comme l’Italie, il y a des pépiniéristes qui proposent des plants certifiés bio. Il faut que les vignerons en bio puissent s’exprimer sur ce sujet et faire remonter leurs attentes. »

Yves DIETRICH, vigneron bio en Alsace et président de la sous commission des plants à l’INAO

 

Programme de la journée :

9h30 : Accueil café

10h : Introduction et présentation du contexte technique et réglementaire autour des plants

  • par la FNAB

10h30 : Intervention – Réflexions sur la dégénérescence du vivant et pistes pour une régénération des bois et plants de vigne,

  • par Guy Kastler, paysan, co-auteur de Réflexions sur la dégénerescence du vivant (Nature et Progrès) et Guy Bossard, vigneron, représentant de la FNAB au Comité National Bois et Plants de FranceAgriMer

11h30 : 3 tables rondes au choix :

  1. Quelle définition d’un plant de vigne bio ? quels sont les critères de qualité attendus ?
  2. Quelle réglementation bio spécifique aux plants de vigne (échéance 2035), compatible avec les normes techniques et sanitaires en vigueur ?
  3. Comment structurer et faciliter l’émergence d’un marché de plants bio (coûts de production, coût final d’un plant certifié bio, etc.) ?
  • en présence des secrétaires nationaux et mandatés sur la viticulture bio de la FNAB (Guy Bossard, Jacques Carroget, Sylvie Dulong), de représentants de la DGAL, de FranceAgriMer et de l’INAO, de pépiniéristes (notamment Christian Hebinger et Lilian Bérillon) et de techniciens et conseillers viticulture du réseau FNAB.

13h-14h15 : Déjeuner

14h15 : Intervention – Considérations sur la régénération de la vigne en Italie : pratiques culturales, préoccupations, propositions de travail

15H15 : Vers une certification bio des plants de vigne ? Restitution des tables rondes de la matinée et débat en plénière

16h45 : Conclusion de la journée, suivie à 17h d’un cocktail

 

Inscrivez-vous vite !

Inscription gratuite mais obligatoire via ce formulaire. Si repas bio pris sur place, il sera facturé 25 €.

 

 Pour en savoir plus sur les plants bio, lisez notre article « Quels plants pour la viticulture biologique ? »

Colloque réalisé avec le soutien technique de la Coordination Agrobiologique des Pays de la Loire (CAB) et le financement du CASDAR.
Contact : Coordination Agrobiologique des Pays de Loire – cab.colloque[at]gmail.com

Agenda-colonne

Ils témoignent

  •    "Il faut être cohérent : quand on est convaincu par le bio comme je le suis, on a envie que ce soit à la portée de tous."

  •    "Pour la fabrication de nos pâtes, nous utilisons un savoir faire traditionnel"

  •    "Ce qui me pousse ? L’envie d’être un bon technicien, et de chercher à faire toujours mieux tout en respectant la terre !"

  •    “Dans la famille, l’agriculture biologique est devenue un mode de vie, presque une philosophie.”  

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