“Je suis plus serein depuis que je pratique l’agriculture biologique.”

 

Jacques de Rochefort,

céréalier et légumier bio, à Patay (Loiret)

 

 

La Bourgognerie

Jacques de Rochefort compte 70 hectares, les cultures étant réparties entre les céréales et les légumes de plein champ.

en 2013, Jacques de Rochefort a notamment cultivé 7 hectares de quinoa et 25 ha de petit épeautre, productions très demandées par les consommateurs de produits biologiques.

La totalité des productions de Jacques de Rochefort sont vendues par son fils Yves, sous la marque Savoir Vivre.

 

 

 

Comment s’est déroulée la transition vers l’agriculture biologique ?

Je suis agriculteur depuis 34 ans et 12 que suis en bio, pour les raisons indiquées par mon fils Yves. Passer à l’agriculture biologique, c’était pour moi un saut vers l’inconnu. C’est la sensation que doit ressentir un funambule qui retire son filet ! J’avais quand même préparé la transition en allant rencontrer des agriculteurs biologiques de la région. Ma pratique a changé. Avant, je cultivais 4 espèces, aujourd’hui, j’en cultive 8 en rotation dans les parcelles : blé tendre, petit épeautre, quinoa, potimarron, luzerne, oignons, pommes de terre et haricots secs. L’autre changement important, c’est le binage qui intervient surtout au printemps, quand les plantes sont encore peu développées et qu’elles craignent la concurrence des mauvaises herbes.

 

Le petit épeautre et le quinoa sont peu cultivés en France, pourquoi les cultivez-vous ?

C’est vrai que le petit épeautre et le quinoa sont des espèces peu communes en Beauce et que je dois être le premier à les avoir testées ici ! Je me suis mis à les cultiver pour deux raisons : pour proposer des solutions de remplacement aux intolérants au gluten, dont je suis, et aussi pour répondre aux demandes de mon fils, qui souhaitait élargir la gamme des produits qu’il commercialise. D’un point de vue nutritif, le quinoa est très riche en acides aminés et le petit épeautre est très digeste.

 

Votre métier est-il différent depuis que vous êtes en bio ?

Je suis plus serein depuis que je pratique l’agriculture biologique. J’avais constaté cela chez les agriculteurs que j’avais rencontrés avant de me lancer. Je pense que l’agriculture biologique est une direction que l’on doit généraliser pour limiter la pollution. Chacun avance à son rythme pour prendre conscience des enjeux pour la planète. Moi, j’ai mis 10 ans.

 

Agenda-colonne

actu-colonne

Ils témoignent

  •    "Pour la fabrication de nos pâtes, nous utilisons un savoir faire traditionnel"  

  •    “La nature est bien faite, il ne faut pas l’oublier. Nous, les hommes, nous pouvons intervenir, mais doucement.”  

  •    “Le choix du bio : un produit innovant de qualité qui s’inscrit dans le développement durable.”  

  •    “Dans la famille, l’agriculture biologique est devenue un mode de vie, presque une philosophie.”  

Tous les témoignages