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Les sélectionneurs de bovins "Charolais" et "Limousin" ouvrent leurs portes les 15 et 16 octobre

Pour la première fois, des éleveurs de bovins des races Charolaise et Limousine organisent deux journées communes de présentation de leur élevage, en régions Auvergne, Centre et Limousin.

 

Huit éleveurs-sélectionneurs des races bovines Charolaise et Limousine vous accueillent sur leur ferme les 15 et 16 octobre prochains, dans les régions Auvergne, Centre et Limousin.

 « Les bio sont des  éleveurs soucieux de fournir une grande qualité génétique à leurs collègues éleveurs, à un prix correct » précise Guy de Saint-Vaury, éleveur responsable de ces journées. « La sélection réalisée par les éleveurs bio est une sélection rigoureuse qui cherche à développer des animaux rustiques, féconds, ayant des qualités d’élevage et un potentiel génétique. Nous désirons    éliminer les fantaisies commerciales, les désavantages du surpoids,  les risques d’infertilité et les troubles de la locomotion ».
Les éleveurs sont tous adhérents du Herd-book.
 

Les axes de sélection portent sur :

  • La recherche d’un équilibre entre le poids du taureau et son âge : « la suralimentation n’est qu’un trompe-l’œil néfaste aux conditions normales d’élevage d’un taureau avec une vingtaine de vaches ». Un poids trop lourd pourrait nuire à la fonction première qu’est la saillie et aussi à la fertilité.
  • Les aplombs : les animaux doivent être adaptés à la vie quotidienne d’un troupeau dans nos régions, avec des déplacements, voire de la transhumance, et du pâturage sur des parcelles pentues.
  • La fertilité : les vaches doivent faire un veau tous les ans ; c’est un caractère qui se transmet bien.
  • Les qualités laitières : « le taureau transmet des qualités laitières, et ce critère est particulièrement héritable ». Les éleveurs qui souhaitent acheter un taureau doivent être vigilants à l’index d’allaitement qui traduit, au-delà de 100, la valeur laitière de la vache. « Si ce taureau est issu d’une lignée maternelle qualifiée pour sa valeur laitière, il sera le chaînon indispensable pour obtenir des filles de bonne valeur laitière. »
« La transmission de bonnes qualités laitières est essentielle pour la bonne conduite économique du troupeau ».
  • La docilité : « Nous travaillons à avoir des animaux que l’on puisse approcher et ainsi faciliter les manipulations. »
  • La rusticité : les animaux sont élevés de façon à développer leur immunité et leur résistance aux maladies et aux parasites. Leur alimentation à base de fourrage développe leur aptitude de ruminant. 

L’expression de ces qualités génétiques passe par une alimentation  et une conduite d’élevage appropriée :

« Les animaux des 8 élevages sont élevés avec une alimentation à base de fourrage et ne sont pas forcés avec des concentrés »
  • fourrages secs ou ensilage d’herbe en hiver et pâturage durant la bonne saison.
  • apport de concentrés : ponctuel et limité en quantité, avec des céréales et des protéagineux variés.
  • absence de médicaments allopathiques en préventif : renforcement de la résistance de l’animal, critère héritable.
« L’alimentation bio ne nuit pas au potentiel génétique, bien au contraire, elle cherche à s’adapter au mieux à la physiologie de l’animal. Les éleveurs bio sont très attachés à développer l’autosuffisance alimentaire des exploitations agricoles et à la non-utilisation des OGM ».
 
 

Ainsi, ce mode de conduite de l’élevage met en évidence le réel potentiel génétique de l’animal.

Ces différents aspects seront largement développés par les sélectionneurs qui ouvrent leurs portes les 15 et 16 octobre 2010.
 La carte des visitescartefermesouvertes.pdf

 

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